Programme pour la France

 

 

Nous nous sommes demandé comment nos thèses pourraient inspirer un programme politique pour notre pays. Le résultat de cette réflexion vous est proposé ci-après :

Depuis un demi-siècle, tous les indicateurs sont au rouge. Chaque gouvernement, de droite comme de gauche, a, globalement, mené la même politique désastreuse que ses prédécesseurs. 

Le zapping électoral des Français, désespérés, exaspérés, pour changer d’hommes et/ou d’idéologie, a été totalement inefficace. C’est le système politique qu’il aurait fallu réformer. 

Modifier la Constitution est la priorité des priorités.

 

PRIORITÉ 1 : DÉMOCRATISER LE RÉGIME POLITIQUE

Il est inutile de convoquer une Assemblée Constituante, il suffit d’introduire dans la Constitution actuelle les quelques dispositions de base qui permettront de transformer notre dictature des élus en démocratie :

La souveraineté nationale appartient exclusivement au peuple français. 

La Constitution ne peut être votée ou modifiée que par référendum. 

Une mesure prise par référendum ne peut être modifiée ou annulée que par référendum.

Les élus, locaux et nationaux, disposent d’une délégation de pouvoir mais toutes leurs décisions (lois, décrets etc.) sont modifiables ou annulables par référendum. 

Les élus ont le pouvoir d’organiser des référendums, dans certains cas c’est un devoir :

- Démocratie nationale. La dénomination, le périmètre, l’organisation, les programmes, les budgets et les plans d’équipement de l’État sont soumis au vote des Français.

- Démocratie locale. La dénomination, le périmètre, l’organisation, les programmes, les budgets et les plans d’urbanisme et d’équipement de toutes les institutions locales (des municipalités aux régions) sont soumis au vote des populations concernées. 

Des référendums peuvent aussi être organisés sur initiatives citoyennes. Pour provoquer la tenue d’un référendum, une initiative nationale doit recueillir, dans un délai maximal de 100 jours, au moins 100.000 signatures de personnes inscrites sur les listes électorales.

Cette démocratisation du système suffirait pour assainir définitivement la vie politique et assurer le redressement du pays. Les “priorités 2 à 5“, ci-après, ne sont que des options proposées pour accélérer ce processus.

 

PRIORITÉ 2 : METTRE FIN À L’INSÉCURITÉ

Faire bénéficier les personnes sans antécédents ni flagrants délits, d’une présomption d’innocence totale et du respect de leur vie privée.

Établir des dispositions légales spécifiques (présomption de culpabilité, légitime défense particulière des forces de l’ordre, surveillance, haute sécurité, huis clos, secret etc) pour les individus dangereux (détenteurs d’armes illicites, délinquants à “main armée“, criminels en bande organisée, terroristes etc.) qui risquent d’échapper à un traitement approprié en raison de leur connaissance du système, de leurs moyens financiers ou des menaces qu’ils font peser sur les témoins, le personnel judiciaire et pénitentiaire.

Mettre la catégorie intermédiaire des petits/moyens délinquants dans l’obligation de se ré-insérer.

Pour lutter contre l’argent noir et le blanchiment, supprimer les gros billets de banque.

Augmenter et améliorer les effectifs et moyens matériels de la police, de la justice, de la pénitentiaire et des services secrets jusqu’à restauration satisfaisante de l’ordre public.

 

PRIORITÉ 3 : METTRE FIN À LA DÉPRESSION ÉCONOMIQUE

En desserrant l’étreinte étatique, fiscale et réglementaire, qui a fait disparaître de nombreuses entreprises, on est certain de mettre fin à la crise économique, au chômage de masse, à la crise du logement etc.

Une politique d’austérité est inutile, elle serait même dommageable. Il est possible de réduire les dépenses publiques sans imposer la moindre privation aux Français.

Désengager l’État des activités qui n’entrent pas dans sa vocation. Réorganiser, simplifier le secteur public non régalien. Supprimer les gaspillages et dépenses inutiles.

Faire le bilan économique des différents impôts et taxes. Supprimer immédiatement ceux qui ont un résultat négatif, nul ou faiblement positif (l’Inspection Générale des Finances a déjà identifié 192 taxes inutiles/improductives/gênantes).

Ramener le Budget à l’équilibre. Rembourser progressivement la Dette et diminuer les prélèvements obligatoires.

Simplifier mais aussi renforcer le droit de la consommation et de la concurrence. En particulier, interdire les abus de positions dominantes.

Rendre aux professionnels la responsabilité de l’élaboration des normes et de l’éthique de leur profession.

Créer un secteur libre (exonération fiscale, dispense de formalités administratives, liberté contractuelle) pour les producteurs individuels et les petites entreprises (agriculteurs, artisans, commerçants, marins-pêcheurs, membres des professions libérales etc.).

L’objectif est de provoquer une première baisse significative du chômage en moins de un an, et, en moins de dix ans, le plein emploi et un boom économique sans précédent.

 

PRIORITÉ 4 : ÉLIMINER TOTALEMENT LA MISÈRE

Faire évoluer les systèmes de sécurité sociale vers plus d’égalité, de simplicité et d’universalité.

Dans un premier temps, allouer un “revenu de base“ d’un montant voisin de celui du RSA, aux millions de Français dont les revenus personnels sont inférieurs au seuil de la misère.

 

PRIORITÉ 5 : ADOPTER UNE POLITIQUE ÉTRANGÈRE DE NON-AGRESSION ET DE DÉFENSE FORTE. RÉFORMER L’EUROPE.

La France s’abstiendra désormais de toute forme d’agression. Symétriquement, elle ne laissera aucun pays étranger nuire à̀ l’optimisation de sa politique intérieure :

La libre circulation des personnes et des marchandises (idée noble mais impraticable) qui a engendré une pagaille indigne d’un pays développé sera remplacée par des accords entre États et des contrôles aux frontières.

Accès au territoire national réservé aux personnes munies de documents contrôlables émanant d’États responsables.

Immigration. La France est actuellement un pays ruiné, incapable de traiter décemment ses immigrés qui y vivent souvent dans des conditions abominables. Les “migrants“ l’ont bien compris, qui ne sont pas désireux de rester en France (les désordres de Calais, c’est pour aller dans un autre pays).

L’immigration légale sera interrompue tant que la situation économique de la France ne sera pas restaurée.

Les clandestins relèveront d’un régime particulier, différent de celui des Français ou des immigrés légaux. Des organismes étatiques spécialisés seront chargés de les accueillir, de leur apporter des secours d’urgence si nécessaire et de les faire reconduire hors de France.

Échanges internationaux. La politique française sera libre-échangiste pour laisser passer les courants commerciaux bénéfiques avec ce qu’il faut de protectionnisme pour arrêter les courants commerciaux néfastes (produits dangereux, produits subventionnés, exportations “boostées“ par des taux de change anormaux etc).

Défense. La nouvelle politique de non-agression de la France enlèvera aux pays étrangers au moins la moitié des raisons et prétextes pour entrer en conflit avec Elle. Des forces armées et des services secrêts suffisant à la défense du pays seront maintenus pour faire face aux menaces persistantes.

La coordination en matière de police, de justice, de défense et de renseignement sera améliorée, systématisée et renforcée avec les états responsables (fichiers communs, documents d’identité normalisés, extradition simplifiée etc).

Cas particulier : La politique hostile de la CEE envers la Russie, qui est le partenaire naturel de l’Europe, doit être abandonnée au profit d’une relation positive réciproque et équilibrée (accords de bon voisinage, développement de complémentarités, mise en place de coopérations etc). La participation de “pays de l’Est“ à l’Europe doit se faire dans cet esprit.

La CEE sera réorganisée en fonction de ses résultats.

Pour faire simple, plus d’Europe là où ça a marché et moins d’Europe là où ça n’a pas marché. La négociation à ce sujet avec les pays partenaires ne devrait pas être trop difficile, certains d’entre eux ayant déjà pris la décision de ne plus respecter les mesures les plus gênantes.

L’Euro, qui est une création globalement positive, doit être conservé et même évoluer dans le sens d’une plus grande orthodoxie monétaire : les pays de l’Euroland qui, comme la France, ont profité de la qualité exceptionnelle de cette devise pour s’endetter à trop bon compte sur le marché financier international, au détriment des pays membres non endettés et des pays extérieurs fragiles, ne devront plus être autorisés à le faire.

Que les personnes qui doutent de l’Euro se rappellent que les prix en Francs  français ont été multipliés par 2.000 au cours du vingtième siècle et qu’ainsi des générations de petits épargnants ont été spoliées par un État qui effaçait ses dettes au moyen de l’inflation monétaire.

 

L’ÉCOLOGIE EST AUSSI UNE PRIORITÉ

Les priorités 2 à 5 ci-dessus ont été définies en partant de constatations objectives simples. On peut être certain que leur mise en oeuvre aura des retombées positives. Il est nettement plus difficile de proposer un plan général d’action écologique parce que la sauvegarde de l’espèce humaine, des espèces animales et de l’environnement sont des questions d’une très grande complexité. Il appartient aux Français, au fur et à mesure qu’ils estimeront que des certitudes scientifiques ont été acquises, de prendre les décisions adaptées.

 

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