Un parti démocratique ?

LE CONTEXTE POLITIQUE FRANÇAIS

Les personnes âgées se souviennent encore de ce pays agréable où l’on pouvait facilement trouver du travail, se promener sans risque, la nuit, dans les grandes villes : la France des années 1960.

En un demi-siècle la “machine à écraser les petits“ a ruiné des millions d’entreprises (Individuels, TPE, PME) marginalisé plus de dix millions de personnes (agriculteurs, artisans, exclus, illettrés, immigrés, mal logés, marins-pêcheurs, petits commerçants, sans logis, sans travail, surendettés, travailleurs pauvres etc), empoisonné les consommateurs, désaménagé et pollué le territoire, gaspillé et détourné l’argent public, endetté le pays et semé le désordre.

Devant ces résultats catastrophiques et des perspectives encore plus sombres, les Français répondent par l’inquiétude, le désespoir ou la révolte.

D’une consultation à l’autre, l’électorat manifeste une désaffection croissante. L’abstention et le vote blanc augmentent. Les partis populistes et les partis marginaux recueillent un nombre croissant de voix. Les partis de gouvernement ne conservent qu’un noyau de fidèles insuffisant pour assurer leur réélection, des zappeurs font la différence et congédient régulièrement les sortants.

Le Président élu en 2017 a recueilli, au second tour, 66% des suffrages exprimés. Ces 66% qui ne tiennent compte ni de l’abstention, ni du vote blanc, correspondent, en réalité, à 44% des inscrits. Cela signifie que 56% du corps électoral n’ont pas souhaité l’élire. Si l’on déduit encore du nombre de ses électeurs ceux qui se sont, en fait, prononcés plus contre son adversaire que pour lui, il ne représente plus qu’une petite minorité.

Depuis plusieurs septennats/quinquennats, faute d’un consensus national, le pouvoir a de moins en moins de légitimité, d’autorité.

Les incivilités se multiplient (40.000 voitures incendiées en une année). D’innombrables appels à la désobéissance sont lancés sur le Net. Les sondages montrent que les grands partis ont perdu leur crédibilité et sont détestés, méprisés, par la majorité de la population. Les manifestations de rue font reculer les gouvernants.

Quand un pouvoir est pareillement fragilisé, il a la possibilité de faire machine arrière et de commencer à démocratiser le système.

Jusqu’ici nos dirigeants s’y sont obstinément refusés. Alliés à des minorités à fort pouvoir de nuisance, ils ont préféré mener une véritable guerre contre les Français et leurs valeurs traditionnelles. Accuser les “Français de souche“, l’un des peuples les plus tolérants du Monde, d’homophobie, de racisme, de sexisme, de xénophobie… les accabler de leçons de morale et de lois sociétales. Ouvrir les frontières à une immigration à laquelle le pays, ruiné, frappé par un chômage de masse et une sévère crise du logement, est incapable d’offrir un accueil décent. Dresser les immigrés contre les nationaux.

Des “révolutions démocratiques“ pas du tout démocratiques

Certains élus commencent peut être à penser que l’on ne pourra pas mener de telles politiques éternellement. Des courants réformistes autoproclamés apparaissent, sous l’appellation “révolution démocratique“, en particulier. À notre connaissance, toutefois, aucun d’eux ne propose une révolution démocratique au sens des dictionnaires. Il est évident que l’organigramme et le mode de fonctionnement des partis politiques actuels (des luttes pour le pouvoir à tous les étages) sont incompatibles avec une offre politique réellement démocratique.

UN PARTI DÉMOCRATIQUE ?

Un parti démocratique, ce serait un parti sans leader(s) charismatique(s), sans petit(s) chef(s), sans idéologie, sans désinformation, sans corruption. Le pouvoir y appartiendrait à la collectivité des militants. Son siège central serait un simple organe de gestion interactive au service des sections locales.

Il se conformerait à la charte déontologique suivante :

Responsables et candidats aux élections nommés par les adhérents. Scrutins secrets. Pas de cumul de mandats. Programmes et budgets votés par la base. Pas de financements autres que les cotisations des participants et, plus tard, en cas de succès, les subventions publiques légales.

Avec les techniques disponibles aujourd’hui, informatique et télécommunications, un tel “wikiparti“ serait aussi un parti “low cost“ qui pourrait facilement fonctionner sans financements baroques.

Ce n’est un mystère pour personne : aucun parti politique n’est encore organisé selon ce modèle.

 

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